26.6.07

Paris Inca

Les villes ont la folie des grandeurs. Les hommes ont toujours eu la folie des grandeurs. Ici les nouveaux quartiers de Paris mimiquent la grandeur inca. C'est pas mal.

23.6.07

People

Dans le métro parisien, il y a une chance que vous la rencontriez. Elle est petite, les cheveux grisonnants en bataille, les dents gâtées et les yeux pétillants d'allégresse. Elle porte un jean, le bout des manches de son polo est élimés. Loin d'être jeune, elle dégage un enthousiasme d'adolescente. Elle ne fait pas la manche, elle ne fait qu'arpenter les wagons en faisant des discours que personne ne comprend, en espéranto sans doute. Et puis elle chante des chants révolutionnaires. Sa voix porte loin, elle fait des grands gestes et sourit quand on lui sourit, transmettant à qui le veut sa joie de vivre.

10.6.07

La vieille grogne

Vendredi, je descendais du métro et une femme me faisant de grands signe me pris par le bras. La soixantaine, tee shirt blanc, accompagnée de son mari, ils semblaient tous deux perdus devant une carte de bus.
Sa façon de m'interpeller était un peu cavalière, mais je suis bien brave et n'en fis pas cas. Elle s'adressa à moi en anglais, la langue des voyageurs. Elle avait de la chance, je lui répondis sans mal.
Lui cheveux blancs et yeux bleus tenait à la main une carte de Paris d'un air perplexe. Elle pointait du doigt les lignes vertes, oranges et roses qui représentent les lignes du bus parisien et je cherchais à comprendre leur requête.
Pour commencer, je leur dis que ce qu'ils avaient devant eux était une carte des bus, pas du métro. Soudain l'homme s'adressa en allemand à sa femme d'une voix énervée. Il lui aboyait des mots et silencieusement, je m'énervais à mon tour, sur le point de partir.
Puis il se tourna vers moi en aboyant. D'un air pincé, je lui répondis en anglais:" Monsieur, je parle anglais, je ne parle pas allemand".
Après quoi, je l'ignorais et me tournais vers sa femme. Quand je compris enfin où ils voulaient se rendre, je les accompagnais d'un pas brusque et militaire vers l'arrêt de bus.
C'est alors que l'homme s'excusa. Le ton que j'avais adopté en m'adressant à lui avait sans doute des intonations allemandes et traduisait peut être la vieille grogne qui existe malgré tout entre nos deux nations. Il l'avait bien compris.

4.6.07

Ombres


Peter Pan avait perdu son ombre et l'avait retrouvé dans son tiroir. Ici les ombres sont libres et bondissent sur le trampoline.

3.6.07

Bribe au Resto

Deux filles au restaurant. Une salade leur est servie. L'une d'elles mange avec appétit. C'est une salade variée agrémentée de fenouille, de carottes et de courgettes finement découpés en lamelles. C'est savoureux. L'autre n'y touche pas. Gênée, elle finit par avouer que celà lui rappelle les débris abandonnés au fond du jardin pour faire du composte. Comme quoi, chacun voit les choses à sa façon. Pauvre cuisinier, s'il savait.

La Tour - Le sommet 3


Et les rails du ciel

La Tour - Le Sommet 2


Et puis, observons la ville