17.1.09

Intolérance

Une femme rend un livre emprunté à la bibliotèque et dit:
- J'ai eu beaucoup de mal à lire ce livre. Il sentait la cigarette.

9.11.07

Les cheveux

Elle avait une cascade de cheveux blonds qui lui tombaient jusqu'aux chevilles. C'était probablement une brune décolorée. Assise à côté de moi au restaurant, ses cheveux frôlaient le sol. Ils étaient si longs et si épais qu'elle les avaient sans doute toujours eus si longs. Et pourtant curieusement ses cheveux semblaient la mettre mal à l'aise. Elle ne cessait de les toucher, de repousser une mèche, de défaire de ses doigs des noeuds invisibles et de secouer la tête, comme si elle portait un chapeau étrange et vivant. Je me demandais si elle portait une perruque. Mais non, c'étaient bien ses cheveux, mais elle semblait comme possédée par eux. Elle avait un air presque animal et je ne pu m'empêcher de l'imaginer nue, enveloppée dans ses cheveux. L'homme assis en face d'elle l'imaginait sans doute aussi ainsi.

4.10.07

Le Tournesol

Un tournesol égaré
a poussé dans la cité.
Malgré la grisaille
et le soleil absent,
il déploit sa corolle
et ignore les passants.

30.9.07

Le Tournesol

Dans un coin de la cité
Un tournesol égaré
S'efforce de fleurir
Avant la fin de l'été.

5.7.07

Sudoku

En face de moi ce matin dans le métro, un jeune homme assis se concentre sur une grille de Sudoku. Il est fort, j'ai pensé en voyant la rapidité avec laquelle il complétait la grille. Et puis je regardais mon journal. Un instant plus tard, je levais les yeux et regardais à nouveau mon voisin. C'est là que je m'aperçu qu'en fait il remplissait fièvreusement avec application les cases vides de la grille avec des gribouillis verts, selon une logique bien à lui, en annotant les côtés de la grille avec des ronds, pleins ou vide. Il termina la grille à sa façon et fit mine de lire son journal.

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Cette photo n'est pas nette, mais elle me plait quand même.


4.7.07

Rue Campo Formio

Pour changer, je prends la rue Campo Formio. C'est une rue qui ressemble à tant d'autres, pourtant y pénétrer est un étonnement. Les oiseaux chantent et vous étoudissent de leurs chants, de leurs gazouillis.

26.6.07

Paris Inca

Les villes ont la folie des grandeurs. Les hommes ont toujours eu la folie des grandeurs. Ici les nouveaux quartiers de Paris mimiquent la grandeur inca. C'est pas mal.

23.6.07

People

Dans le métro parisien, il y a une chance que vous la rencontriez. Elle est petite, les cheveux grisonnants en bataille, les dents gâtées et les yeux pétillants d'allégresse. Elle porte un jean, le bout des manches de son polo est élimés. Loin d'être jeune, elle dégage un enthousiasme d'adolescente. Elle ne fait pas la manche, elle ne fait qu'arpenter les wagons en faisant des discours que personne ne comprend, en espéranto sans doute. Et puis elle chante des chants révolutionnaires. Sa voix porte loin, elle fait des grands gestes et sourit quand on lui sourit, transmettant à qui le veut sa joie de vivre.

10.6.07

La vieille grogne

Vendredi, je descendais du métro et une femme me faisant de grands signe me pris par le bras. La soixantaine, tee shirt blanc, accompagnée de son mari, ils semblaient tous deux perdus devant une carte de bus.
Sa façon de m'interpeller était un peu cavalière, mais je suis bien brave et n'en fis pas cas. Elle s'adressa à moi en anglais, la langue des voyageurs. Elle avait de la chance, je lui répondis sans mal.
Lui cheveux blancs et yeux bleus tenait à la main une carte de Paris d'un air perplexe. Elle pointait du doigt les lignes vertes, oranges et roses qui représentent les lignes du bus parisien et je cherchais à comprendre leur requête.
Pour commencer, je leur dis que ce qu'ils avaient devant eux était une carte des bus, pas du métro. Soudain l'homme s'adressa en allemand à sa femme d'une voix énervée. Il lui aboyait des mots et silencieusement, je m'énervais à mon tour, sur le point de partir.
Puis il se tourna vers moi en aboyant. D'un air pincé, je lui répondis en anglais:" Monsieur, je parle anglais, je ne parle pas allemand".
Après quoi, je l'ignorais et me tournais vers sa femme. Quand je compris enfin où ils voulaient se rendre, je les accompagnais d'un pas brusque et militaire vers l'arrêt de bus.
C'est alors que l'homme s'excusa. Le ton que j'avais adopté en m'adressant à lui avait sans doute des intonations allemandes et traduisait peut être la vieille grogne qui existe malgré tout entre nos deux nations. Il l'avait bien compris.

4.6.07

Ombres


Peter Pan avait perdu son ombre et l'avait retrouvé dans son tiroir. Ici les ombres sont libres et bondissent sur le trampoline.

3.6.07

Bribe au Resto

Deux filles au restaurant. Une salade leur est servie. L'une d'elles mange avec appétit. C'est une salade variée agrémentée de fenouille, de carottes et de courgettes finement découpés en lamelles. C'est savoureux. L'autre n'y touche pas. Gênée, elle finit par avouer que celà lui rappelle les débris abandonnés au fond du jardin pour faire du composte. Comme quoi, chacun voit les choses à sa façon. Pauvre cuisinier, s'il savait.

La Tour - Le sommet 3


Et les rails du ciel

La Tour - Le Sommet 2


Et puis, observons la ville

28.5.07

La Tour - Le sommet - 1


Et puis en haut la lumière, le ciel, une piste d'atterrissage pour OVNI...

La Tour - Les dernières marches - vers le sommet

La Tour - les dernières marches - 3


Suite

La Tour - les dernières marches - 2

La Tour - les dernières marches - 1


Un jour nous nous retrouvâmes au pied de la Tour Montparnasse. Je me rendis compte alors que je n'y étais jamais monté. Jouons donc aux touristes. Les dernières marches pour atteindre le sommet sont particulières. La lumière étrange qui éclaire la cage d'escalier crée une atmosphère à la fois kitsch et faussement futuriste.

26.5.07

L'inauguration du Square


Aujourd'hui c'était l'inauguration d'un square du quartier.
Des tracts glissés dans les boîtes aux lettres
en avaient averti les habitants.
Les petits vieux étaient à l'heure,
assis sur des bancs attendant le discours et les petits fours.
C'était assez sinistre.
Et puis un joli clown femme
s'efforça d'égayer l'atmosphère morose
et les enfants envahirent le parc.

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L'esprit ici est à la sobriété et inspire le malaise.
C'est à Prague, c'est l'esprit sombre de l'Europe de l'est.

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De ci de là, je vole les graffitis aux murs de Paris et d'ailleurs.

Au travail

Et maintenant, au travail sur l'echo le reflet.

Premier message

En surfant parmis les blogs j'ai constaté qu'ils commencent souvent par un "hello world", un bonjour le monde optimiste.

Quelle triste prétention, car en fait personne n'est là ni pour voir, ni pour lire, ni pour écouter. A part peut être des observateurs d'Internet qui recensent tout ce qui se passe sur la toile.

Commencer un blog, c'est une action complètement narcissique, une démarche qui vous rend vulnérable, par laquelle vous vous livrez à un monde complètement indifférent et avide de vous dévoiler à la fois.

C'est un cri dans le vide trop plein. Un cri timide et silencieux qui cache le désir inavoué d'être entendu, tout en craignant de l'être.

Je ne dirai donc pas "hello world", mais "hello me".